jeudi 9 février 2006

Les Caricatures "sataniques" du Canard enchaîné

Contrairement à son confrère Charlie Hebdo, qui a choisi de verser dans la provocation inutile et pathétique, défendant une liberté de « provocation » qui n’apporte rien au débat, Le Canard enchaîné a, quant à lui, préféré la caricature utile, celle qui, mieux que tous les discours, nous fait réfléchir.

Une fois n'est pas coutume, la phrase de la semaine nous vient de Sarkozy :

"Je préfère des excès de caricatures, que des excès de censure"



Le Canard enchaîné du mercredi 08 février 2006





























































































































































































































5 commentaires:

  1. Sonia2:46 PM

    Bonjour, Je tenais à vous écrire ce commentaire pour vous faire part de mon désaccord quant à votre phrase "Charlie Hebdo, a choisi de verser dans la provocation inutile et pathétique".
    En effet je ne peux accepter votre perception de la chose, puisque ce journal défend la liberté d'expression et cela n'est pas chose inutile et pathétique comme vous le dites. Et en effet cela n'empêche pas ce journal de faire preuve de provocation parfois et je trouve qu'il le fait à juste titre quand il le fait. De plus, je trouve cela indispensable donc encore une fois utile. Ce journal a au moins le mérite de dénoncer et il est le seul journal en France avec le Canrd enchaîné à être complétement indépendant.
    Quand on ouvre Charlie ou Le Canard on ne voit pas de publicités, juste des articles accompagnés de carricatures qui informent et qui dénoncent!
    ça nous change des journaux qui ont des patrons ou de grands axionnaires amis des politiques (de droite le plus souvent dont Nicolas Sarkozy forcément).
    Ces journaux ne font rien de mal en carricaturant des personnes célèbres, des politiques, des prophètes, ou même Dieu!
    Ainsi je pense que les gens qui comme vous pensent que ces journaux ne publient que des monstruosités n'ont rien compris au combat que mène Charlie et Le Canard.
    Et ça, ma foi, je n'y peux rien!

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  2. Bonjour Sonia et bienvenu sur ce blog,

    Étant un peu occupé en ce moment je voulais malgré tout prendre le temps de répondre à votre commentaire, puisque j'ai eu l'impression que vous n'avez lu de ce blog que cette phrase. C'est votre droit et je présume que vous n'avez pas que ça à faire : lire mon blog.

    Mais franchement en lisant les première lignes, je me suis rendu compte que t'expliquer mon point de vu ne servirait en réalité qu’à nous faire perdre notre temps à tous les deux.

    quand vous dites : « je ne peux accepter votre perception de la chose ». Vous avez tout dit. Si vous ne pouvez pas acceptez c'est que je n'ai plus rien à vous dire !

    Cordialement,

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  3. Anonyme3:59 PM

    Un peu facil comme réponse.
    Dire que l'on n'accepte pas le propos de quelqu'un selon le contexte peut vouloir dire qu'on ne l'approuve pas, tout simplement.
    Pourquoi pas dire que tout est acceptable pendant qu'on y est. Or le propos tenu plus gaut est interresant car au dela d'une phrase tiré de son contexte, il parle d'indépendance de la presse. Or ce problème, surtout vis à vis des grands groupes, (ex:Lagardère) va à l'encontre par exemple de la phrase titre de ce blog: "le prix à payer pour la liberté diminue à mesure qu'augmente la demande".
    Dans le cas de ces quelques caricatures (dont personnes n'auraient entendus parler si "certains" extrêmistes n'en avaient fait tout un plat en vu d'une instrumentalisation), ne peut on pas penser justement le contraire de cette phrase.
    A savoir au fur et mesure que le public s'élargie le consensualisme gagnant pousse de plus en plus à l'émoussement de la parole......

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  4. Bonsoir anonyme et bienvenu sur ce blog,

    Je me rappelle parfaitement de ce bref échange que j’avais eu avec Sonia et il est vrai que ma réponse à sa critique était « un peu facile comme réponse. » Comme tu le dis si bien :)
    Pour tout te dire j’étais un peu exaspéré par son jugement qui d’une part était hâtif et non justifié et d’autre part me reprochant mes opinions sur des sujets que je n’avais à aucun moment abordé sur ce post.

    A aucun moment dans mes écrits je n’avais contesté le droit de Charlie Hebdo d’exister ni de publier ces caricatures. J’ai tout simplement porté un jugement, qui est le mien, sur la pertinence de la démarche (un peu « les chevaliers blancs défenseurs de la liberté d’expression) qui n’avait rien d’héroïque puis d’autre journaux l’avait fait. Je suis tout simplement de ceux qui pensent, et ils sont nombreux, que Charlie Hebdo voulait tout simplement se payer un bon coup de pub. Ils avaient triplé leurs ventes et assurer une couvertures médiatique gratuite. Je te donne un exemple dans la presse à l’époque de l’affaire : « C'est simple : impossible de se procurer un exemplaire en kiosque en fin de matinée. 400.000 numéros ont été vendus, un succès sans précédent. D'ordinaire, Charlie Hebdo tire à 140 000 exemplaires. Deux réimpressions ont déjà été nécessaires et une nouvelle livraison a été mise en kiosques jeudi matin. Par ailleurs, ce numéro va exceptionnellement rester en kiosque quinze jours. » J’ai moi même acheter ce numéro qui était en plus, plus chère que d’habitude ! C’est bien fait et t’en mieux pour eux, où devrais-je dire lui. Parce que comme le dit la célèbre phrase « Charlie, ce n'est pas que Philippe Val ».

    C’est pour cela que je trouve que ce numéro était une « provocation inutile et pathétique ». « Provocation inutile », parce qu’elle n’apporte rien au débat et « pathétique » parce qu’on la voit venir de loin. Mon commentaire reproche donc plus l’utilisation médiatique de cet événement et du procès qui en a suivi que le droit indéniable qu’avait le journal de publier ces caricatures. Le fait d’user de sa liberté de parole n’est pas un gage de pertinence. Bien évidement cela reste un avis personnel.

    Cela nous amène à la question de l’indépendance de la presse qui est une question fondamentale que j’aurais bien évidement aimé discuter avec Sonia mais je ne voyait tellement pas le rapport avec ce que j’avais écrit que l’envie d’en débattre mes complètement passée ce qui explique ma réponse « un peu facile ». Les meilleures critiques sont celles qui sont fondées et argumentées. Mais fallait il prendre le temps d’expliquer à Sonia mon point de vue ? Certainement oui. Mais bon rien n’est perdu puisqu’elle le sera maintenant ‘si elle visite encore ce blog).

    Pour terminer je te passe les liens de deux posts que j’avais écrit sur cette affaire. T’auras ainsi une idée plus complète de ce que je pense de cette « affaire des caricatures »

    http://stranger-paris.blogspot.com/2006/02/les-vraies-fausses-caricatures-qui-ont.html

    http://stranger-paris.blogspot.com/2006/02/petits-calculs-entre-amis.html


    @bientôt

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  5. Anonyme9:19 PM

    ne pas accepter une critique revient à ne pas se regarder dans un miroir

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