jeudi 9 novembre 2006

ABSOLUT


Ses deux affiches sont extraites du dernier numéro du Libre Tunisien. Je les publie sur mon blog espérant que ceux qui n’ont pas réussi à les voir sur le site internet du mensuel puissent les voir et donné leurs avis dessus en toute connaissance de cause.

Mais dors et déjà ces affiches ont fait l’objet ainsi que la compagne « trop de temps sous le même régime » de vives critiques et de chaleureux encouragements de la part de ceux qui nous fond l’honneur de lire le mensuel. Certains trouvent qu’elles manquent d’esthétisme et d’autres qu’elles sont contre productives et nuisent à la crédibilité du contenu et des rédacteurs du mensuel. Alors que d’autres y trouvent de l’humour et même de la pertinence.

Dans tous les cas j’attends vos réactions.

7 commentaires:

  1. Anonyme7:54 AM

    Malek, comme je te l'ai dit, je n'aime pas la première,ni celles des merguez ou oeufs brûlés, mais j'adore la deuxième et je salue celui qui a trouvé l'idée, elle est géniale, on dirait un cri du coeur qui supplie, tres pertinent et encore géniale!

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  2. Je ne crois vraiment pas qu'une idée ou une image ou une caricature politique émise contre une dictature ont pour finalité la performence technique, la valeur artistique est une notion plus qu'abstraite dans l'action militante , le but n'étant pas de figurer , mais de participer voire d'inspirer l'agit-prop ,la création de l'outil de propagande politique , surtout dans le cas comme le cas tunisien , où la lutte contre la dictature n'est pas ,et c'est le moins qu'on puisse dire évidente ,ne doit pas s'inquiéter de l'esthétisme , mais plutôt du contenu , du message à faire passer , ces oeuvres ,ne serais-ce que par les réactions succités ont atteints leurs objectifs à mon humble avis.Le seul ridicule qui tue l'action militante , c'est de ne rien faire à n'importe quel niveau.Biju

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  3. Anonyme7:58 PM

    @Chabbi: On n'est pas tous pareils. Je sais tres bien que c'est une dictature et c'est pour cela que je m'interesse aux blogs et aux articles qui en parlent.
    J'espere que vous respectez mon choix de ne pas penser comme vous, ni a agir coumme vous le voulez, ni a m'engager a votre maniere ni a militer. Moi, je respecte votre courage , militantisme et point de vues.

    Si j'ai choisi de dire que l'image represente la souffrance d'un coeur qui supplie a travers l'electro qui ecrit YEZZI, c'est parce que c'est ce que j'avais en tete a ce moment, tout simplement :-). C'etait pas la peine de me donner un lecon.

    Bon courage et bonne continuation

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  4. Bonsoir Samsoum, Bonsoir Biju,

    Je pense que personne ici n’est entrain de donner des leçons à personne. On essaye juste de comprendre ce qui nous motive ou au contraire ce qui nous décourage ou rebute. Kennedy disait : « ne te demandes pas ce que ton pays fait pour toi, mais ce que tu fais pour ton pays ». Cette question est au cœur de l’engagement citoyen. Les devoirs qu’on a envers le pays qui nous a vu naitre et grandir doivent naturellement faire partie des préoccupations de tout citoyen tunisien. Maintenant, Je suis tt à fait d’accord avec toi Samsoum pour dire que chacun sert son pays à sa manière et selon son expérience propre.

    Ce que tu fais toi pour la lutte contre le sida, ce que fait Zizou pour le dialogue entre les cultures et ce que fond beaucoup d’autres tunisiens qu’ils soient à l’intérieur du pays ou à l’extérieure, sont autant de manières de remplir leurs devoirs de citoyens. La démarche de Biju, la mienne où celle de dizaines d’autres tunisiens s’inscrit, je pense, dans la même logique. Ce qui diffère, se sont seulement les priorités. Des priorités qui imposent un ordre d’importance et certains nombre d’urgences. Le texte de Maitre Abbou, injustement emprisonné, illustre parfaitement cette notion d’ordre des priorités et donne à l’engagement citoyen toutes ses lettres de noblesse.

    C’est peut être injuste mais c’est comme ça ! Chaque pays à un moment ou à un autre de son histoire a besoin d’une prise de conscience générale et d’une mobilisation accrue de toutes les classes de la société. Nous vivons ce moment en Tunisie. Un pays dans lequel on autorise la torture physique et psychologique, dans lequel la loi n’est plus et qui voit certains, par j’en sais quelle logique, exclure et marginaliser une frange entière de notre population. Un pays qui voit ses richesses partagées entre des nantis autoproclamés usant de méthodes injustes et criminelles, est un pays où la prise de conscience générale et la prise en compte des priorités sont plus que nécessaires, elles sont vitales pour son avenir et pour celui de ses citoyens. On ne peut pas trouver d’excuse à ces manquements graves aux droits les plus élémentaires de la personne humaine. La je ne parle pas de pluralisme et de démocratie, ces question doivent être le fruit d’un projet national incluant tous les tunisiens et qui, j’en suis sur, aboutirons le moment venu. Mais je parle de ne pas cautionné ce qui est une insulte pour notre histoire et pour la mémoire de ceux qui ont fondé ce pays.

    L’année dernière lors d’un voyage en Tunisie j’ai eu on m’a possession, un extrait du journal officiel tunisien qui reportait les nouveaux droits en terme de traitement du président de la république. En plus de l’absurdité du texte de loi qui prévoyait des salaires presque à vie pour tous les membres de la famille royale…heuu je veux dire présidentielle, et cela même après leurs départ. Même le payement des factures d’électricité et le nombre de domestiques y est mentionné. Je ne te raconte pas. C’était le comble du ridicule. Mais ce qui prêtait moins à la rigolade c’est ce qui était mentionné au début de ce texte : « au nom de peuple tunisien ». Voilà le problème Samsoum, on peut se dire que de toutes les façons tant qu’on ne participe pas à ce qui se passe on n’a rien à ce reprocher, mais on oublie souvent que tout ce qui est entrain de se faire est fait en notre nom, au nom du peuple tunisien !

    Amitiés,

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  5. Tout ce que vous dites, je le sais aussi et ca me fait aussi mal au coeur, et j'essaie de ne pas le cautionner mais il faut avouer que tout le monde n'a pas votre courage pour se lancer dans une aventure qui on le sait tous comporte des risques, vu l'injustice et l'oppression dont justement vous parlez. le choix est difficile pour certains entre le mal et le pire. Si s'engager comme vous pour mon pays va impliquer manquer au devoir de ma famille en prenant des risques qui vont les affecter, c'est pas une decision facile pour tout le monde. et comme je vous le dit on ne voit pas les choses de la meme maniere, il n ya pas que le noir ou le blanc.

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  6. Ce n’ai une question facile pour personne, moi aussi j’ai une famille qui compte pour moi et je ne me pardonnerai jamais s’il lui arrive qq chose. Ce n’est pas aussi une question de courage, puisque je n’ai pas eu encore à tester le mien dans une situation qui en exige. Ceux par contre qui subissent les pressions quotidiennes (pour rester poli) eux par contre montrent ce que c’est le courage. C’est vrai que je rentre souvent en Tunisie et j’essaye de ne pas penser au pire, mais je ne peux pas dire que ce que je fais nécessite un courage particulier surtout bien au chaud derrière mon ordinateur. J’essaye tout simplement d’avoir le moins de mauvaise conscience.

    Dans tous les cas on est d’accord pour dire que chacun est libre de définir ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas selon son propre parcours et ces propres convictions. On ne pourra tout simplement pas dire qu’on ne savait pas.

    Amitiés,

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  7. Je suis très heureux que vous constatez qu'on n'est pas tous pareils et c'est heureux pour nous tous , en fait l'unanimisme et l'uniformité sont des états de mort , c'est le rêve justement de la dictature ,10 millions de moutons dans les fourrages de ben Ali.Je ne doute pas que vous savez que la Tunisie est une dictature , je dirais même que je n'ai pas à intervenir sur cela; je donnais seulement mon avis sur des images qui me semblaient très pertinentes et répondent parfaitement à ce que je crois de la situation de mon pays , cela ne remet nullement en cause ce que d'autres puissent penser , que leurs points de vue soient en accord avec le mien ou pas , ce sont les fondamentaux même de la liberté , ce que je récuse c'est le dénigrement extrême de l'opinion contraire ; et la facilité de l'étiquetage et de la diabolisation.Encore une fois je n'ai absolument pas le droit de ne pas respecter vos choix et , d'ailleurs je n'en vois absolument pas la nécessité , moi je crois que le respect de soi passe par le respect des autres , mais cela ne veut pas dire pour autant écouter , lire ect.. et opiner du chef , le faire c'est justement ne pas respecter mon intime conviction , c'est ne pas me respecter et donc par voie de conséquence ne pas respecter les autres.Et franchement dans ma réponse ici ou ailleurs je ne crois pas que j'ai pratiqué, envers vous, par l'anathème et la culpabilisation; j'ai seulement donné mon avis , j'ai défendu mes positions , j'ai affirmé mon droit de penser autrement et celui des autres aussi à le faire par la même occasion.Quand à vous donner une leçon , j'ai lu votre profil , vous pourriez facilement être mon père et je ne me le serais jamais permis , mais si réagir à votre réaction ,vous laisse penser que c'est vous donner une leçon , je trouve cela très navrant que vous le compreniez ainsi , moi je crois que ce qui tue les tunisiens , ce qui fait la force de la dictature , ce qui nous dégrade , c'est notre absence totale de cette culture de la tolérance et du débat qui fait les grandes nations , vous comme moi , comme les milliers d'autres pris d'un façon individuelle ,nous ne sommes pour rien dans cette décadence ,mais collectivement , c'est collectivement que nous avons démissionné et renoncé à notre droit à la citoyenneté et l'intelligence.

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