samedi 28 janvier 2006

Estranged

Des fois en Amour, comme pour la vie terrestre, la mort est l’issu inévitable. Mais contrairement à la mort physique, la mort de l’amour est beaucoup moins nette, moins définitive, moins organique. Telle une persistance rétinienne, l’amour persiste en vous bien après l’extinction de la dernière de ses flammes. Il a cette incroyable pouvoir de se régénérer en vous à l’infini sans pour autant avoir une existence tangible. Est-il vraiment mort ou sommeille t-il, là, quelque part aux anti-chambres de votre inconscient ? Comment peut-il survivre alors que la personne pour qui, il était destiné, ne représente plus, pour vous, qu’un amère souvenir, comme si les polarités des aimants qui vous tiraient, jadis, l’un vers l’autre, ont été définitivement inversées ?

L’amour semble, pour se perpétrer, séparer la personne, autre fois aimée, et son double actuel en deux entités distinctes. L’une bénéficierait du crédit des moments agréables de complicité et d’amour et l’autre actuelle et réelle et qui représente ce que la raison voit et que le cœur amoureux ne peut voir. Ainsi, l’amour survit dans cette fantomatique possibilité d’un bonheur déjà vécu, d’une époque ou seul l’amour était. Mais ces souvenirs sont tellement flous et intangibles qu’ils ne permettent pas d’affirmer que cet amour persiste encore. Par ailleurs ils ne vous donnent guère plus de certitude, non plus, quant à sa mort. Vous restez donc attacher à deux valeurs improbables : le résidu imparfait et hypothétique, d’un amour passé, et le souvenir incertain et tronqué, du double fantasmagorique d’une personne, que bien réelle et actuelle, est belle est bien morte dans vos souvenir.

C’est à en perdre la tête !!



Estranged


When you're talkin' to yourself and nobody's home
You can fool yourself, You came in this world alone

So nobody ever told you baby how it was gonna be
So what'll happen to you baby Guess we'll have to wait and see

Old at heart but I'm only 28 And I'm much too young to let love break my heart
Young at heart but it's getting much too late To find our selves so far apart

I don't know how you're s'posed to find me lately
An what more could you ask from me
How could you say that I never needed you
When you took everything
Said you took everything from me

Young at heart an it gets so hard to wait
When no one I know can seem to help me now
Old at heart but I mustn't hesitate
If I'm to find my own way out

Still talkin' to myself and nobody's home

So nobody ever told us baby how it was gonna be
So what'll happen to us baby Guess we'll have to wait and see

When I find all of the reasons
Maybe I'll find another way Find another day
With all the changing seasons of my life
Maybe I'll get it right next time
An now that you've been broken down Got your head out of the clouds
You're back down on the ground
And you don't talk so loudan you don't walk so proud
Any more, and what for

Well I jumped into the river too many times to make it home
I'm out here on my own, an drifting all alone
If it doesn't show give it time To read between the lines

'Cause I see the storm getting closer
And the waves they get so high
Seems everything we've ever known's here
Why must it drift away and die

I'll never find anyone to replace you
Guess I'll have to make it thru, this time
Oh this time, Without you

I knew the storm was getting closer
And all my friends said I was high
But everything we've ever known's here
I never wanted it to die

Guns N' Roses
Use your illusion II

5 commentaires:

  1. j'adhere completement :) le temps n'est pas fait pour rien , y a de ces choses que seul le temps peut y remedier :))

    joli texte toi :)

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  2. L'amour ne meurt jamais .. mais se transforme .. des fois en haine .. d'autres en tendre sensation .. avec l'oubli .. ne reste qu'un arrière goût de nostalgie .. ou même une pincée de rancoeur .. mais il est toujours là pour redevenir Amour .. si les circonstances le permettent ..

    Très beau le texte ..

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  3. Merci mes demoiselles, et bienvenu sur mon blog

    Je vois que c’est la même chose pour tout le monde ! C’est à croire qu’on est né hommes et femmes pour se compliquer la vie mutuellement. Rien n’est simple entre nous. On se prend autant la tête pour se rencontrer que pour se séparer et le model de nos parents semble irrémédiablement révolu.

    Amitiés,

    Ps : Mira tu n’as pas oublié quelque chose par hasard ? ;)

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  5. Anonyme10:17 PM

    C’est notre détresse
    Pliant sous sa resucée
    Comme un baiser qu'un regard abaisse
    Donne le ton de l'ivresse
    Même au cri de l'affamé
    Ou bien peut-être meurtrie
    De la fureur de nos plaisir
    L’âme en extase de délires
    Se refoule et sent que la vie
    Renaît dans chacun de nos désirs
    Tout naît, tout passe, repasse
    Et s'efface au terme ignoré de son sort
    A mon pays la tendresse fugitive
    A mon amour l'onde craintive
    Le crépuscule au jour, le sceptre à sa mort.

    biju

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